L’éditorialiste politique et ancien directeur de la rédaction de “L’Express" Christophe Barbier est sur RVR pour revenir sur la 1ère année d’Emmanuel Macron au pouvoir, parler de l’opposition et de sa passion pour le théâtre !
Christophe Barbier analyse l’élection d’Emmanuel Macron comme le début d’une « nouvelle ère dans la vie politique ». Selon lui, le Président veut « changer le système » en « accumulant les réformes pour gagner en légitimité ». Christophe Barbier met en garde sur le risque d’une stratégie de communication : « il faut que les annonces se transforment en textes » prévient-il. Et d’expliquer : « il va tenter de faire en 5 ans ce que les 4 derniers persidents n’ont pas fait ». Emmanuel Macron était « attendu à l’international » mais les Français « veulent voir le Président sur les dossiers intérieurs » analyse l’éditorialiste politique.
Du côté de l’opposition, Christophe Barbier pense que le patron des LR, Laurent Wauquiez, adopte la seule stratégie possible : « coloniser le FN ». Il estime qu’il « va devoir montrer sa capacité à rassembler » et retrouver « de la crédibilité politique ».
Au FN, le changement de nom est « le changement d’une étiquette sur une bouteille ». Avant tout, selon lui, c’est « Marine Le Pen qui n’est plus adaptée ». « Elle ne travaille pas assez » juge-t-il et ne peut plus tenir « un FN de gauche et un FN de droite ». Pour le PS, Christophe Barbier pense « qu’il est mort ». Il « faut inventer un nouvel -isme, une nouvelle idéologie ».
Passionné par le théâtre, l’éditorialiste de BFMTV « adorerais faire un duo avec Emmanuel Macron ». Il imagine même la pièce « Le Souper de Jean-Claude Brisville » : « le dialogue entre Talleyrand et Fouché » ajoutant même pouvoir « prendre Fouché et laisser [à E. Macron] Talleyrand : il serait un Talleyrand magnifique ». Comme le dit Christophe Barbier lui-même, « la vie dure longtemps ! »