Premier Ministre au moment du Traité de Maastricht (1992), Edith Cresson (PS) revient sur le Brexit.
Elle se dit « assez déçue » et « regrette » le départ de la Grande-Bretagne des institutions européennes. Pour elle, David Cameron « a fait une erreur » en proposant le référendum car elle estime que les Anglais « ont voté sans savoir » et « vont perdre beaucoup de choses » (sièges sociaux d’entreprises, accès au marché commun…).
L’ancienne commissaire européenne met en avant une responsabilité généralisée : « tout le monde est responsable du Brexit ». Selon elle, c’est la conséquence d’un « déficit de pédagogie » : « la campagne anti-Brexit n’a pas été assez relayée » et les britanniques ont été « endoctrinés » dans la théorie « nous payons trop cher pour ce que nous avons ».
Sur le processus de sortie, elle prévient : « il sera long et compliqué » mais affirme qu’il faut « commencer sans tarder » sans aller « vite » afin de bien préparer l’avenir.
Elle demande la « redéfinition d’un projet européen » axé sur « une économie forte pour être compétitif ». Il faut « renégocier les fondamentaux de l’alliance et avoir un semblant de politique étrangère commune ».