Françoise Moulin-Civil, rectrice de l’académie de Lyon et chancelière des universités, fait le point sur la rentrée scolaire 2018 ; de l’école primaire à l’université.
“Cette rentrée est un beau défi pour accompagner élèves et étudiants vers la réussite” insiste la rectrice de l’académie de Lyon. Selon elle, cette ambition s’illustre par les “moyens très importants" dont va bénéficier l’académie à l’image de la création de “294 postes dans le 1er degré et 94 dans le 2nd degré”. L’objectif : "que l’école ne passe jamais à côté de sa mission” explique Françoise Moulin-Civil.
La rentrée 2018 est marquée par la mise en oeuvre de la plateforme d’orientation Parcoursup, “de meilleure qualité, plus juste et plus souple qu’APB" selon la rectrice. “Les critères d’admissions dans le supérieur sont plus transparents donc l’élève ne pas émettre un voeu dans lequel il ne sera pas admis” commente-t-elle, avec “10 voeux maximum non-hérarchisés” réglant le problème des capacités d’accueil des universités (qui sont à la hause : + 690 places dans l’académie). L’information sur l’orientation reste une priorité : "il y a désormais 2 professeurs principaux en terminale qui bénéficient d’une formation".
L’enseignement primaire reste une priorité. Françoise Moulin-Civil annonce le “le déoublement des CE1 en REP+ et la finalisation du dispositif pour les CP en REP”. Pour les rythmes scolaires, la rectrice rappelle “que le temps scolaire ne change pas : 24h + 1h de périscolaire que la semaine soit de 4 jours ou 4 jours 1/2”. “L’académie va accompagner les communes dans leurs choix” ajoute la rectrice.
Le Brevet des Collèges, quant à lui, n’est pas “remis en cause”. Françoise Moulin-Civil plaide “un rééquilibrage entre les épreuves et le contrôle continu”.
Enfin, cette année 2018 sera l’année du renforcement dans la lutte contre les inégalités : “Nous travaillons beaucoup à la mixité avec une allocation progressive des ressources pour les établissements en mixité” et en favorisant une école plus inclusive pour les élèves en situation de handicap passant par “une pérénisation des emplois d’AESH et de nouveaux contrats aidés”.